Lazare-Lévy, l’éveilleur de conscience

Des virtuoses et maîtres ayant illustré, dans un passé récent, ce que l’on nomme d’un bloc “l’Ecole française de piano” sans toujours observer les nuances qui s’imposent, Lazare-Lévy reste l’un des moins médiatiques, sans doute parce qu’il se consacra presque exclusivement à sa passion, la pédagogie.

Réputé chez les professionnels du piano, le nom de Lazare-Lévy reste peu connu dans le milieu des amateurs, sans doute parce qu’il ne laisse pas derrière lui de livre, d’institution scolaire, de concours éponyme ou de discographie importante, à l’opposé des confrères que l’on sait. Sans doute aussi, comme l’indiqua Roland-Manuel, « parce que cette personnalité discrète, quoiqu’incontournable, consacra l’essentiel de son activité aux dures tâches du professorat, ou, pour mieux dire, à l’apostolat de l’éveilleur de consciences, en préférant servir la musique plutôt que l’asservir (1) ».

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