Florentine Mulsant : « J’ai écrit des Préludes pour la possibilité poétique qu’ils m’offraient »

Lauréate 2011 du prix Nadia-et-Lili-Boulanger de l’Académie des beaux-arts, la compositrice française a achevé récemment un cycle de 24 préludes pour piano, créé par Vahan Mardirossian, le 1er avril 2012, au théâtre Adyar à Paris. Plongée dans les coulisses de la création...

Pourquoi avez-vous choisi d’écrire des préludes ?
Pour la possibilité poétique que m’inspire ce genre musical. Le prélude permet de se détacher de la forme sonate et offre une autre liberté d’expression. Il peut presque s’apparenter à une improvisation. L’écriture d’un cycle de 24 préludes est très intéressante, car il faut donner une unité au recueil, tout en parvenant à rendre chaque pièce autonome. Ces Préludes sont dédiés à mon fils Paul qui en avait suivi la composition de très près. Il est malheureusement décédé en octobre dernier à l’âge de 20 ans et ma dédicace prend du coup toute son ampleur. Il savait que je les lui avais dédiés et il a écrit un poème sur eux que l’on trouve dans la partition.

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