Vahan Mardirossian : « Tout m’a séduit dans l’écriture de Florentine Mulsant »

Le pianiste arménien, créateur des Préludes, nous donne son point de vue d’interprète.

« Florentine Mulsant développe dans cette œuvre un langage très personnel, à la fois novateur et proche de compositeurs comme Chopin, Chostakovitch. On reconnaît parfaitement sa pâte. Ce qui transparaît dans son écriture, c’est un souci de la sonorité, du détail, de la ligne musicale. Tout m’a séduit dans son écriture ! L’importance accordée à la musicalité, aux ambiances, les recherches harmoniques… Rien n’est jamais gratuit dans sa musique. Elle ne cherche pas à produire un effet. C’est une musique aux atmosphères mystérieuses, un peu transparente. Certaines pièces sont difficiles techniquement, mais c’est une écriture qui reste très pianistique. Tout est très bien pensé pour le piano. Rien n’est injouable. Les difficultés portent surtout sur le travail du son, sur la propreté. Ce sont des problèmes universels que l’on retrouve aussi bien chez Chopin, Chostakovitch ou Bach. »