Gabriel Pierné : tradition de charme

Voici un compositeur jadis très renommé qui ne représente plus grand-chose pour le mélomane d’aujourd’hui. Né à Metz un an après Debussy, il conservera avec lui d’amicales relations, mais n’essaiera jamais de l’imiter

Ses études au Conservatoire sont éclectiques. Ses deux principaux maîtres en composition, Franck et Massenet, représentaient les deux pôles opposés de la musique de ce temps, mais ils considéraient tous deux la composition comme un artisanat supérieur. Cette bonne école devait lui permettre d’obtenir un grand prix de Rome en 1882. A la mort de Franck, il le remplaça à la tribune de Sainte-Clotilde. Plus tard, il deviendra l’assistant d’Edouard Colonne à la tête de l’orchestre qui portait son nom avant d’en prendre la direction presque jusqu’à la fin de sa vie. Comme chef, Pierné fut dévoué à la cause de la musique française moderne, de Debussy à ­Milhaud. Il fut tout sauf un musicien maudit, et fut élu au fauteuil de Théodore Dubois à l’Académie des beaux-arts. Il mourut la même année que Ravel et Roussel.

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