La Chine, une autre histoire du piano

Après des débuts prometteurs à l’orée du 20e siècle, la pratique pianistique a connu maintes péripéties liées aux circonstances politiques auxquelles fut confronté le pays. Influence soviétique positive aux débuts de la République populaire, désastre de la Révolution culturelle, et, aujourd’hui, un apprentissage où se mêlent influences occidentales et traditionnelles.

Dans la Chine ancienne, la musique avait déjà une signification éducative et sociale importante. Confucius (551-479 av. J-C) estimait que la musique faisait partie intégrante du besoin et du développement de l’être humain. Sous l’influence de la pensée confucéenne, puis de la pensée taoïste, la musique chinoise s’est développée, y compris l’art du piano qui s’est appuyé sur la musique traditionnelle chinoise, tout en intégrant les influences occidentales.

Des origines jusqu’au début du 20e siècle

On croit généralement que l’art du clavier en Chine s’est développé très tard, vers le milieu du 20e siècle. En réalité, dès le début du 17e siècle, le missionnaire italien Matteo Ricci (1552-1610) offrit à l’empereur de Chine de nombreux cadeaux parmi lesquels figurait un instrument de musique. D’après les descriptions que nous en avons, il s’agissait d’un manicordio (clavicorde). L’empereur ordonna à quatre eunuques d’apprendre à jouer de cet instrument auprès d’un autre missionnaire, Pantoja Didaco.

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