Le pianiste face aux conseils de Couperin

La question peut paraître baroque : un apprenti pianiste ou un professeur de piano peuvent-ils tirer quelque chose d’un traité de clavecin, comme le Siècle des lumières en produisit beaucoup ?

Pour éviter de nous disperser, nous avons relu ce bon vieil Art de toucher le clavecin de François Couperin.

Le bon goût, d’abord

Une chose saute aux yeux d’emblée, c’est que pour Couperin et, on peut le supposer, pour tous ses contemporains, la question de la technique n’est pas séparable de celle du goût (du bon goût, évidemment). « A l’égard des grimaces du visage on peut s’en corriger soi-même en mettant un miroir sur le pupitre de l’épinette, ou du clavecin. »

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