Yuja Wang, le piano en beauté

Elle est jeune, elle est ravissante et, chose impardonnable pour certains, semble-t-il, elle joue bien ! Les orchestres, les ensembles et les chambristes les plus prestigieux font appel à cette pianiste chinoise car, outre sa grâce, elle incarne non seulement la technique, mais aussi une énergie et un bonheur de jouer qui fascinent le public.


Le cas Yuja Wang est presque embarrassant. Voici une jeune personne, Chinoise absolue, au point de s’appeler Wang (« comme la moitié des Chinois », s’amuse-t-elle), bien faite de sa personne, qui arbore à l’occasion des tenues de scène comme n’en portaient ni Marguerite Long ni Martha Argerich, et qui s’est fait connaître auprès d’un public dépassant de loin celui du classique pour son art de la prestidigitation (sa vidéo du Vol du bourdon de Rimski-Korsakov, enregistrée au Festival de Verbier et disponible sur YouTube, a été vue 2 841 000 fois à ce jour).

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