Dystonie de fonction : Jean-Efflam Bavouzet, témoignage d’un artiste guéri

« En 1999, j’ai joué les cinq concertos de Prokofiev en deux soirs. C’est un exploit que je n’aurais jamais pu accomplir avant ma dystonie. Les conseils de Philippe Chamagne et du pianiste Alexander Edelman ont transformé physiquement mon jeu.

Entre 1982 et 1992, j’ai été atteint d’une dystonie de fonction. Tout a commencé avec le Concerto n° 2 de Liszt. Je travaillais le passage en octaves d’une manière dirigée vers la puissance et la vitesse. Je crois que c’est un état psychologique dé-séquilibré qui m’a fait travailler d’une manière aussi mauvaise. Par la suite, en jouant le dernier mouvement de la Sonate n° 3 de Beethoven, j’ai senti que ma main droite s’affaissait du côté du cinquième doigt. Puis mon épaule s’est affaissée à son tour. Dans le cas de la dystonie, il n’y a pas de lésion musculaire. D’après mes examens médicaux, tout était normal. Je rencontrais une gêne qui n’était pas du tout du domaine de la douleur.

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