Marcel Ciampi, un maître

Ami de Georges Enesco, admiré par Debussy, il enseigna le piano, notamment aux sœurs de Yehudi Menuhin, avant de devenir l’un des grands professeurs du Conservatoire de Paris, plein d’énergie et débordant d’amour de la musique.

Un oncle pianiste virtuose, Théodore ­Ritter ; deux parents artistes lyriques, Cécile Ritter et Ezio Ciampi, qui occuperont la scène pendant toute la deuxième partie du 19e siècle ; une sœur aînée, Gabrielle Ritter-Ciampi, soprano lyrique que l’on comparera à Adelina Patti : l’héritage musical de Marcel Ciampi est considérable.

Sur un mot de Liszt

L’oncle de Marcel Ciampi, Théodore Benett, émerveilla Louis Spohr en lui interprétant, à l’âge de 7 ans, une fugue de Bach à quatre voix. Il se forme au Conservatoire de Leipzig, notamment avec Moscheles et Liszt. Séduit par le tempérament artistique du jeune homme, Liszt lui dira un jour : « Du bist ein kleiner Ritter. » (Tu es un petit chevalier.) Il adopta ce nom, qui sera alors porté par ses descendants musiciens. Les débuts de Théodore Ritter à l’âge de 10 ans à Paris sont comparés à ceux de Liszt. Berlioz et Heller, notamment, s’enthousiasmèrent pour ce jeune pianiste prodige. Berlioz s’intéressera particulièrement à lui, proposant même de le diriger pour ses débuts avec orchestre à Paris. Il lui confiera également de compléter les arrangements pour piano de ses œuvres orchestrales. Lors de ses concerts parisiens, il jouera parfois avec sa sœur Cécile et son beau-frère Ezio Ciampi, ainsi qu’avec Marie Perez de Brambilla, l’une de ses élèves et qui sera professeur de Ciampi.

Pour lire la suite de cet article (2981 mots):