Choisir son premier piano : acoustique ou numérique ?

Avant l’introduction des claviers électroniques sur le marché du piano, les premières années d’apprentissage s’effectuaient généralement sur un instrument d’étude de facture courante. La tendance s’est inversée en l’espace de quelques années : de nombreux enfants ou adultes commençants s’essaient aujourd’hui à leurs premières gammes sur un instrument branché sur secteur. Acoustique ou numérique, que choisir ?

Le temps de formation initial, que ce soit chez l’enfant ou chez l’adulte, s’avère souvent déterminant ; le choix entre “acoustique” et ”numérique” revêt de fait une importance considérable. Nous définirons ici les critères pouvant présider à ce choix.

Piano acoustique : le problème du coût

A première vue, le piano acoustique ne compte pas parmi les instruments les plus abordables, loin s’en faut. Si l’on jette un œil du côté des factures sérieuses, un instrument de moyenne gamme comme le Yamaha P121, largement répandu dans les écoles et conservatoires, se vend aux alentours de 6 500 euros par exemple, soit dix fois plus cher qu’une flûte traversière d’étude de marque réputée comme Pearl ou Jupiter. Un Sauter ou un Schimmel de dimensions équivalentes valent déjà près du double, et ne parlons pas des modèles droits sortis des prestigieux ateliers de Bösendorfer, Bechstein, Steinway ou Steingraeber — ni même des pianos à queue (un Fazioli de concert F308 de finition classique affiche 134 400 euros au catalogue). A titre purement indicatif, le prix de vente d’une clarinette en si bémol d’excellente facture en résine et poussière d’ébène (Leblanc, Buffet Crampon) dépasse rarement les 3 500 euros.

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