Shani Diluka : « Transcrire Chopin serait trahir sa musique »

Influencée par la grande tradition germanique, la pianiste d’origine sri-lankaise s’est lancée récemment dans un enregistrement de l’intégrale des Concertos pour piano de Beethoven.

Quel est votre point de vue sur le genre de la transcription ?
C’est quelque chose que je pratique très régulièrement. Dans mon dernier disque consacré à Mendelssohn, j’ai interprété ma transcription pour piano du Trio n °1. Le piano a apporté une intimité à cette partition, quelque chose de beaucoup plus personnel, de plus secret, alors que le violon va tout de suite donner un caractère plus solaire à l’œuvre. La difficulté est d’arriver à retrouver les timbres des différents instruments et cela suppose un vrai travail. Cela suppose également de ne pas être au service d’une virtuosité gratuite.

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