URSS : la nouvelle école de piano

Grâce à la perestroïka, nous avons peut-être désormais une chance d’entendre les représentants de la jeune école russe de piano autrement que dans les concours internationaux, dans des concerts éphémères à l’occident, ou, par la dissidence. Michel Rossiensky, pianiste lui-même, spécialiste de la musique russe, nous indique les noms avec lesquels il faut compter.

Les Parisiens mélomanes ont encore en mémoire la révélation de l’extraordinaire talent du pianiste soviétique Stanislav Bounine lors des épreuves du concours international Marguerite Long-Jacques Thibaud de 1983.
Bounine avait alors 17 ans ; deux ans plus tard, au concours Chopin de Varsovie, il devait obtenir à nouveau un 1er Grand Prix, confirmant ainsi son éclatante suprématie sur une pléiade de pianistes venus de tous les horizons. Depuis, Bounine mène une brillante carrière tant en URSS, où il est déjà idolâtré, qu’à l’étranger. Ses disques, Melodya ou DGG, permettent à ceux qui n’ont pas eu la chance de l’entendre en concert, de percevoir l’étonnante maturité d’un instinct musical rare. Mais Bounine n’est pas seul. Voici quelques-uns des espoirs les plus sérieux de cette nouvelle vague du piano soviétique.

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