Magda Tagliaferro, la femme de demain…

Née en 1894, cette élève de Cortot « pour le restant de ses jours » apporta au Brésil — où elle était née— la “Révolution Tagliaferro”. Yves Riesel l’avait rencontrée en 1984, deux ans avant sa mort. Il garde de cette rencontre un souvenir affectueux.

La silhouette impeccable et coquette, la coiffure rousse (permanentée tendance solide), Magda Tagliaferro a figuré longtemps, dans les salles de concerts parisiennes, comme un repère familier. Au dernier récital de Vladimir Horowitz aux Champs-Elysées, lorsque le pianiste russe est entré en scène, on a vu Magda Tagliaferro se dresser immédiatement, dans les premiers rangs, pour ovationner son jeune collègue ! Aujourd’hui disparue, la belle figure de Magda Tagliaferro, l’une des plus grandes pianistes du siècle, nous manque. Lorsque les ayatollahs de la critique spécialisée le voudront bien, il faudra réhabiliter cette artiste singulière, rééditer ses disques, et peut-être aussi, publier les enregistrements publics qui dorment dans les archives de l’INA.

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