Histoire du Long-Thibaud

En 1943, deux artistes prestigieux qui se sont toujours intéressés à la jeunesse, décident de donner un but à leurs cadets en leur offrant un Concours Musical. C’est la guerre, les frontières sont fermées et impossibles les confrontations si utiles à leur art.

Qu’importe ! Une compétition même limitée, ne peut que leur faire le plus grand bien. Marguerite Long et Jacques Thibaud connaissent bien les grands Concours Internationaux d’avant-guerre (déjà en 1938, lors du Concours de la Reine Elisabeth de Belgique, ils avaient déploré que rien de semblable n’existe en France) et décident — à l’apogée de leur gloire de virtuoses — de tendre la main aux jeunes interprètes en créant le premier concours français, qui portera leurs deux noms. Il ne s’agit pas uniquement — dans l’idée des fondateurs — de révéler de jeunes talents, mais surtout, les ayant révélés, de les aider dans leur future carrière. Nous ne relatons ici que l’histoire du concours de piano, sachant que le concours de violon a consacré Christian Ferras, Jean-Jacques Kantorow, Vladimir Spivakov, Patrice Fontanarosa, Raphael Oleg et bien d’autres.

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