Clara Haskil et la musicalité

1991 est l’année du concours Clara-Haskil. Réputé pour être un concours de musicalité plus que de virtuosité, il répond bien à celle qui fut son inspiratrice, dont Jérôme Spycket nous dresse le portrait, tandis qu’un grand lauréat, Michel Dalberto, indique comment il a vécu ce concours.

Le jeu de Clara Haskil, quasiment inné, était en soi une sorte de miracle, miracle de simplicité, de clarté, de sensibilité, de virtuosité aussi : ses disques n’en donnent qu’un reflet. Il faut pourtant se réjouir de cette discographie, si tardive et limitée qu’elle soit : il s’en est fallu de peu qu’elle n’existât pas. Qui se souvient encore que, disparue en 1960, à 65 ans, en pleine gloire, Clara Haskil était pratiquement inconnue dix ans plus tôt ?

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