Mozart en ut mineur

L’année Mozart oblige. En hommage à Amadeus, voici l’analyse de l’une de ses plus belles œuvres, la sonate KV 457 en ut mineur.

Composée en octobre 1784, cette œuvre est la seconde et dernière sonate pour piano de Mozart écrite dans une tonalité mineure (la précédente était la Sonate en la mineur KV 310 écrite à Paris en 1778). Elle a été publiée en 1785 sous le titre d’Opus XI par l’éditeur Artaria de Vienne, conjointement avec la Fantaisie en ut mineur KV 475, qui lui est postérieure de quelques mois. L’ensemble a été dédié à son élève Thérèse von Trattnem. On trouve souvent chez les nombreux commentateurs de Mozart, les qualificatifs suivants : « tragique », « romantique », « beethovénienne », en partie sans doute à cause de la tonalité principale : ut mineur. Mais contrairement à ce que l’on pourrait penser, celle-ci n’est pas forcément synonyme chez Mozart de tristesse, ni de désespoir ; au contraire même, un très fort sentiment de dynamisme parcourt toute l’œuvre. Celle-ci, considérée comme la plus belle des sonates pour piano de Mozart, occupe une position particulière : c’est la seule à avoir été écrite au cours d’une période de dix années, entre 1778 et 1788.

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