Jean-François Heisser : répertoire et interprétation

Parmi les pianistes de sa génération, il en est peu qui, comme Jean-François Heisser (quarante et un ans), ont donné tout autant à l’orchestre et à la formation de chambre qu’au piano solo, voire deux pianos. Cette adaptation à toutes les formes de pratique pianistique liée à la curiosité d’un musicologue et d ’un compositeur, lui ont fait ouvrir un répertoire qui, s’il « ne couvre pas tout le terrain » (selon sa propre expression), rend compte des styles de toutes les époques, au-delà des préjugés ou des coups de cœur. Jean-François Heisser nous dit comment ce répertoire s’est constitué et comment il conçoit son interprétation.

Les grandes rencontres
L’ouverture sur un répertoire toujours plus diversifié s’est faite au cours des années d’apprentissage qui ont suivi le Conservatoire, à l’occasion de rencontres importantes, tant sur le plan humain que musical.
Après mes études chez Vlado Perlemuter, de 1970 à 1973, consacrées à un répertoire traditionnel, la classe d’accompagnement au piano d’Henriette Puig-Roget m’a fait côtoyer toutes les formes d’expression musicale : c’est là que j’ai rencontré Jean Koerner, pianiste compositeur qui a repris le flambeau de cette classe depuis dix ans maintenant. Il m’a fait aimer les compositeurs situés dans la mouvance de Schoenberg et aborder le grand répertoire du piano de l’après-guerre : Boulez, Stockhausen, Berio.

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