Le regard d’Alain Planès

Elève de Jacques Février et de Menahem Pressier, et admirateur de Serkin, professeur de piano et de musique de chambre au Conservatoire de Paris, Alain Planès, qui enregistre autant Haydn que Debussy, commente les principaux thèmes de ce numéro.

C’est grâce à mon frère aîné que j’ai débuté très tôt le piano. Il prenait en effet des leçons – sans grand enthousiasme… J’assistais à chacune d’entre elles, et, m’a-t-on rapporté, dès qu’elle était terminée, je jouais tout ce que j’avais entendu. J’avais quatre ans. A huit ans, j’ai donné mon premier récital… A neuf ans, je suis entré au Conservatoire de Lyon, où j’ai obtenu mon premier prix de piano à douze ans. Je suis alors devenu élève au Conservatoire de Paris, dans la classe de Jean Doyen. Dans cet établissement, j’ai été très marqué par la rencontre avec Jacques Février, qui animait une classe de musique de chambre, et par celle avec Jeanine Manchon, répétitrice de Jean Doyen et ancienne élève de Cortot. A ma sortie du Conservatoire, je m’inscrivais totalement dans une tradition française du piano. La décision de poursuivre mes études aux Etats-Unis, à Bloomington, allait me conduire à me remettre en question.

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