Le piano d’Henri Dutilleux

Un peu plus d’une heure de musique. Moins d’une dizaine de partitions éditées. Un legs aussi bref quantitativement et dense musicalement laisse l’auditeur pour le moins perplexe, du moins celui qui ne connaît que l’œuvre principale, les pages symphoniques d’Henri Dutilleux. Le piano ne serait-il ici qu’un dérivatif, l’instrument préparatoire aux fresques sonores plus larges ? Peut-on seulement discerner un “axe” d’écriture dans des opus aussi dissemblables que la Sonate de 1948 et les Préludes des années 1970-1980 ?

Le compositeur, avec l’humilité qu’on lui connaît, s’excuse presque : « Je regrette infiniment de ne pas avoir pu travailler davantage pour cet instrument que j’adore. Dans d’autres domaines également, je constate d’autres lacunes dans mon catalogue, notamment pour la voix. Composer pour cette dernière est l’un de mes projets les plus importants, aspect que j ’ai énormément négligé. »

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