Maurice Ohana : la mémoire du piano

Maurice Ohana reconnaissait que sa première approche de la musique avait été celle du piano, que jouaient ses sœurs aînées : « Tout au long du jour et pendant les après-dîners, le piano retentissait dans la maison. J’éprouvais déjà une sorte de fascination pour ce monstre noir qui trônait au fond du grand salon… A huit ans, j’ai commencé à jouer du piano. Mes premières passions furent les Préludes de Chopin, les Estampes de Debussy… le Concerto de Grieg ! »

Chez Maurice Ohana, le piano est d’abord entré dans la composition de plusieurs œuvres pour ensemble instrumental et pour orchestre : Suite pour un mimodrame, Tombeau de Claude Debussy, Signes, Synaxis, T’Hâram-Ngô, Livre des prodiges. Il est pareillement présent dans son œuvre lyrique. On le retrouve dans le Syllabaire pour Phèdre, les Trois Contes de l’honorable fleur et La Célestine.

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