Intégrale Chopin : Pietro de Maria

Le pianiste italien enregistre son intégrale pour Decca, soit treize disques comprenant des œuvres que Chopin souhaitait faire disparaître ainsi que des feuilles d’album ou partitions isolées.

Entreprendre l’intégrale de Chopin à la fois en concert et pour le disque est un défi…
C’est un projet ambitieux auquel je n’aurais peut-être pas songé moi-même sans l’Union musicale de Turin qui m’a proposé de le commencer dans la saison 2006-2007. D’autres sociétés de concert à Florence, à Palerme ont suivi. J’avais enregistré en direct les ­études et les ballades et les avais proposées à Decca qui n’était pas intéressé par des disques isolés. Le projet d’intégrale au concert l’a convaincu… d’en faire treize ! Ce double projet est passionnant parce qu’il permet une approche différente des mêmes œuvres. Si le concert est musicalement le moment de vérité, l’enregistrement est le moment de réflexion, tant on apprend en s’écoutant. Pour essayer de garder ce qui me paraît le plus convaincant lorsque joué dans la solitude du studio, hors de l’inspiration, de la concentration qu’apporte la présence du public, je fais moi-même le choix pour le montage des disques.

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