L’Espagne et les musiciens français

Les années 1900, un âge d’or pour la musique française et pour la musique espagnole. Nulle période n’a été si riche d’échanges musicaux entre les deux pays. Pour les musiciens espagnols, Paris est un pôle d’attraction exceptionnel. Quant aux compositeurs français, ils découvrent avec enchantement la verve et les couleurs espagnoles qui deviennent une source d’inspiration et de création.

Après avoir connu aux 15e et 16e siècles une brillante phase de prospérité intellectuelle et artistique, l’Espagne a sombré dans une sorte de léthargie, dominée au 18e siècle dans le domaine musical par des Italiens, autour de Domenico Scarlatti, ­Farinelli, Luigi Boccherini. En réaction contre cette présence italienne, le pays a peu à peu assisté à l’éclosion d’une conscience nationale. Ce renouveau a suscité un nouvel intérêt pour le folklore, en faveur duquel Felipe Pedrell jouera un rôle immense, faisant, selon Poulenc, « pour le folklore et la musique ancienne espagnole ce que Bartok a fait pour le chant populaire hongrois, c’est-à-dire que tous deux ont fixé définitivement une tradition authentique de leur pays ».

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