Iberia au disque : Hervé Billaut

« Il faut éprouver une véritable affinité avec cette musique »

Mon approche d’Albeniz
Mes liens avec la musique espagnole remontent à plusieurs séjours effectués dans ce pays au cours de mon enfance. La valeur d’Iberia dépasse de loin la dimension purement folklorique des rythmes et des mélodies. Cela étant, pour ma part, je ne crois pas que cette œuvre, certes géniale, possède le même degré d’universalité que celle de Beethoven. On peut vivre sans jouer Albeniz. Il faut éprouver une véritable affinité avec cette musique. Elle était peu jouée lorsque j’étudiais au Conservatoire de Paris dans la classe de Germaine Mounier. On ne travaillait alors que quelques pièces comme Triana, El Albaicin. Jerez nous était inconnu. Mais, sans l’avoir jamais encore abordé, je me sentais déjà très attiré par cet univers sonore.

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