Su Bin : « La question de la culture est centrale »

Formé au conservatoire de Shanghai, le pianiste Su Bin s’est ensuite perfectionné en France. Depuis son retour en Chine, il enseigne au conservatoire de Shanghai.

Vous avez passé cinq ans en France. Que vous a apporté cette expérience ?
Les années que j’ai passées en France ont été déci­sives pour ma connaissance de la musique classique. Notre pays a découvert la musique occidentale relativement tard. Cette musique n’est pas dans notre culture ; nous l’avons adoptée et nous aimons la jouer, mais il faut bien comprendre qu’elle n’est pas innée pour nous. Il nous faut acquérir non seulement la connaissance du répertoire, mais aussi celle de l’histoire de la musique, des compositeurs, de l’enchaînement des époques pour comprendre véritablement la musique classique.

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