Malcolm Bilson, pianofortiste

Ce “fortiste” américain veut interpréter la musique sur les instruments d’époque, de Mozart à Chopin.

Avant d’être fortepianiste, vous avez étudié le piano de facture actuelle. Où, avec qui ?
Tout d’abord, je ne pense pas être un fortepianiste. Je dirais plutôt, comme Paul Badura-Skoda, que je suis un “fortiste”, car il y a en fait plusieurs sortes de pianos et je ne veux pas faire de distinction. Je suis originaire de Los Angeles, où je suis resté jusqu’à l’âge de 17 ans. Puis je suis parti étudier au Bard College, petite université à 150 km au nord de New York où j’ai rencontré le pianiste-compositeur Nordorff, star des années 30 à Juilliard, qui m’a appris à approfondir le “sens” de la musique. Je suis ensuite allé à Vienne, où le professeur Grete Hinterhofel m’a appris comment travailler et aborder la musique d’une façon pratique. De retour aux Etats-Unis, j’ai passé mon doctorat à l’université de l’Illinois avant de venir à Ithaca en 1968.

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