Les grands pianistes de jazz

Le monde des pianistes de jazz se développe et se diversifie sans cesse dans l’immense creuset américain. Bernard Désormières tente ici un survol des personnalités les plus marquantes de cet art sans cesse renouvelé.

La musique de jazz est en perpétuelle évolution. Quelques grands créateurs et innovateurs ont eu une influence marquante sur les autres jazzmen, quel que soit l’instrument pratiqué. Le musicien de jazz se nourrit de la musique de ses aînés ; son style résulte en général de la somme des influences qu’il a subies (musique classique, folklore, chansons) et surtout de la façon dont il a su utiliser, exploiter ces influences, par l’écoute depuis son plus jeune âge et la pratique personnelle et collective. Certains musiciens ajoutent à cela des apports très personnels, parfois géniaux, créant ainsi un style de jeu nouveau et original qui permettra au jazz d’évoluer d’une façon marquante. Tout cela doit se situer en fonction du contexte social, des tensions ou conflits sous-jacents, parfois à connotation politique ou raciale. Les grands novateurs se rencontrent dans la musique de jazz dans presque tous les types d’instruments pratiqués. Citons les plus connus : Louis Amstrong et Miles Davis à la trompette, Sydney Bechet, Charlie Parker, John Coltrane, Sonny Rollins au saxophone, Art Blakey, Kenny Clarke aux drums, Billie Holiday, Sarah Vaughan au chant, Count Basie, Duke Ellington comme chefs d’orchestre, Charles Mingus à la contrebasse. Les pianistes y ont une belle place, avec notamment Fats Waller, Art Tatum, Teddy Wilson, Erroll Garner, Bud Powell, Thelonious Monk, Ahmad Jamal, Bill Evans, Martial Solal, Keith Jarrett, Duke Ellington, Chick Corea, Herbie Hancock et tant d’autres. Il est impossible de citer ici l’ensemble des pianistes de jazz. Nous nous limiterons donc à évoquer les pianistes qui nous semblent avoir eu une grande influence sur l’évolution du jazz, ainsi que ceux qui, sans être des créateurs aussi géniaux, ont contribué ou contribuent encore à faire apprécier et aimer cette musique au grand public.

Pour lire la suite de cet article (2256 mots):