Mercredis noirs…

Crise, humeur noire, fatigue et résignation, humour surtout : un professeur de piano craque doucement, épuisé d’horaires surchargés, d’élèves absents, les uns paresseux, les autres absurdes, et tous, toujours, innocents…

Enseigner le piano : quelle joie ! Transmettre à toute une génération cette passion qui vous tenaille, lui apprendre à faire quelque chose de ses dix doigts, imaginer que l’on va former de jeunes musiciens à franchir les portes du Conservatoire ou, ce qui n’est déjà pas si mal, à fréquenter les salles de concert ou encore à faire le tri entre les musiciens qui ont quelque chose à dire… vraiment et ceux que l’on voit très souvent le soir, très tard, à la télévision. Rêver que les petites têtes blondes regarderont avec plus de délices le noir et blanc de leur clavier que les niaiseries en couleur de Dorothée. Quel beau métier vous faites, me dit-on souvent…

Pour lire la suite de cet article (1151 mots):

Articles en relation :
Pauvres élèves ? Pauvres profs !