Du clavecin au pianoforte : Domenico Cimarosa

Deux cent cinquante ans après sa mort, Cimarosa (1749-1801) est surtout connu comme compositeur d’opéras, voire d’un seul… Pourtant, avec plus de quatre-vingts sonates pour clavecin ou pianoforte, le compositeur du Mariage secret tient une place importante dans l’école instrumentale italienne du 18e siècle. Si elles suscitent moins d’intérêt auprès des concertistes que les sonates de Scarlatti, elles peuvent apporter beaucoup aux jeunes pianistes, tant sur le plan technique que sur plan musical.

Les premières éditions

Il faut attendre 1882, soit près de quatre-vingts ans après la mort du compositeur, pour voir la première édition de quelques-unes des sonates de Cimarosa. Plusieurs éditions suivirent, dont une française, en 1925, aux éditions Max Eschig : 32 sonates recueillies et publiées par Felice Boghen et doigtées par Isidore Philipp. Il existe, depuis 1989, une édition italienne comportant 88 sonates. Elle fait office actuellement d’intégrale chez G. Zanibon, en deux volumes commentés par Andrea Coen. La première étude consacrée aux sonates date de 1963. (W. S. Newman, La Sonate à l’époque classique – Chapel Hill). Dix ans plus tard, Elena Ferrari Barassi écrit le premier article spécifique consacré aux sonates de Cimarosa (“Cimarosa clavecimbaliste”, in Scritti in onore di Luigi Ronga).

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