Monique de la Bruchollerie

Il y a vingt-cinq ans, le 15 décembre 1972, disparaissait l’une des plus prestigieuses ambassadrices du piano français. Une pianiste et une musicienne dont l’étoile ne brille plus, hélas, que dans le souvenir de rares mélomanes, et dont l’aura rayonne cependant sur quelques-uns des plus brillants pianistes actuels.

Peut-on échapper à un destin de musicienne lorsqu’on a une mère petite-nièce de François Boieldieu et un père cousin d’André Messager ? Certes, il ne suffit pas que les fées se penchent sur votre berceau pour devenir pianiste, très grande pianiste même. Il faut aussi mesurer l’exigence d’une mère, elle-même pianiste concertiste et assistante d’Isidore Philipp au Conservatoire de Paris, ainsi que la détermination d’une adolescente venant de remporter son premier prix, en 1931, qui déclarait : « Je veux être pianiste, en faire mon métier. »

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