La facture de piano au 19e siècle : le piano dans les expositions nationales et universelles

Le 19e siècle fut l’ère de l’industrialisation ainsi que celui de l’entrée des pianos dans les salons bourgeois. Le piano devint alors un enjeu économique important, très rentable et faisant travailler beaucoup de gens. Une véritable vague d’inventions technologiques déferla sur la facture de piano, qui, peu à peu, occupa une place de plus en plus large dans les Expositions nationales et universelles. Jusqu’en 1889, la facture française – Erard, Pleyel, Gaveau… – domina, pour décliner ensuite, au profit des maisons anglaises, américaines et allemandes. Récit.

La première exposition nationale des produits de l’industrie française se déroula en 1798 à Paris, au Champ-de-Mars. Organisée pour encourager l’émulation des manufacturiers français, elle affirmait aussi le but avoué de « porter le coup le plus funeste à l’industrie anglaise ». Elle marqua le début d’une suite de manifestations nationales et internationales, puis universelles à partir de l’Exposition de Londres, en 1851, conçues, moins dans le but “offensif” que celui de 1798, de confronter pacifiquement les productions dues aux progrès de l’industrie, des sciences et des arts de tous les pays. Ces expositions se succédèrent à un rythme effréné jusqu’à la fin du siècle : Paris (seize expositions de 1801 à 1900), Londres (1851, 1862, 1871, 1874), Vienne, Lyon (1873), Philadelphie (1876), Sydney (1879), Melbourne, Melun (1880), Tours (1881), Niort, Bordeaux, Nantes (1882), Vannes, Amsterdam (1883), Beauvais, Anvers (1855), Le Havre, Toulouse (1887), Copenhague, Barcelone, Bruxelles (1888), Chicago (1893), Bruxelles (1897), pour ne citer que celles-là.

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