Johann Nepomuk Hummel, élève de Mozart

A l’évocation du nom de Hummel (1778-1837), on pense au Concerto pour trompette ou au Rondo que les pianistes en herbe ont joué grâce aux célèbres volumes des “Classiques favoris”… Il fut pourtant l’un des pianistes les plus brillants et appréciés de son époque. On doit aussi à ce pédagogue et compositeur autrichien (ou tchèque ?) une grande production d’œuvres pour le piano. Plongé dans l’oubli depuis quelque deux cents ans, il commence à peine à resurgir du passé.

«Il faut se souvenir que, dans les périodes où la musique se développe rapidement, les choses les meilleures ne durent rarement plus d’une décennie dans la bouche des contem­­porains », écrivait Schumann. Qui est Hummel ? Un musicien oublié ou inconnu, dont les pâles souvenirs émergent de nos vieux “Classiques favoris”… Ce descendant en ligne directe de Mozart et Clementi, ayant formé à son tour les pianistes les plus adulés du 19e siècle tels que Hiller, Henselt, Pixis, Thalberg, considéré comme l’un des plus grands virtuoses de son temps, improvisateur génial, compositeur de plus de cent vingt œuvres pour piano, quelle place tient-il dans nos répertoires d’aujourd’hui ? Seuls, apparemment, les bassonistes et les trompettistes lui rendent hommage… Or, Chopin et Liszt lui vouaient une grande admiration. Chopin jouera sa Fantaisie, le Concerto en la mineur, le Septuor, copiera ses thèmes, fera de toute l’œuvre de Hummel l’une des bases de son enseignement.

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