Le centenaire de Joaquin Rodrigo

Le compositeur espagnol Joaquin Rodrigo (1901-1999), dont on célèbre cette année le centenaire de la naissance, a confié au piano une cinquantaine de pièces, dont les plus développées ne durent guère plus de cinq minutes, mais qui résument admirablement l’œuvre d’un compositeur méconnu et marginal.

Deux malentendus gênent la compréhension de l’œuvre de Joaquin Rodrigo. Il est l’auteur d’une partition trop célèbre : le Concierto de Aranjuez ; on le soupçonne d’avoir été le compositeur de l’Espagne franquiste. S’il vécut effectivement en Espagne, après la guerre civile, il ne fut pas plus le chantre du régime que Richard Strauss, Chostakovitch ou Prokofiev ne le furent d’autres dictatures, mais, de fait, sa musique illustre assez bien une hispanité intemporelle que le régime nationaliste du Caudillo entendit aussi défendre.

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