Faut-il écrire sur les partitions ?

« Forte ! Crescendo ! Pas raide ! Les doigts sont bien trop mous ! » « Sans presser ! Piano ! Mi bémol » (à l’encre rouge)… Tels sont les commentaires immortels que l’on retrouve parfois griffonnés sur les partitions. Mais qu’en est-il réellement ? Est-il véritablement utile d’écrire sur les partitions ?

Il n’est évidemment pas absurde de vouloir prendre quelques points de repère sur les partitions que nous étudions, car écrire peut être une façon de s’approprier l’œuvre à mémoriser, de la graver en notre mémoire.
Certes, ni les sons réels, ni leur timbre, ni les subtiles inflexions musicales ne pourront être jamais figés sur un support de papier. Nos annotations sur la partition n’y peuvent rien : elles demeurent impuissantes à rendre compte de la réalité du son car toute interprétation musicale a plutôt le caractère éphémère de la prestation d’un baladin. Rien ne servirait donc d’écrire, car tout se déroule dans l’instant même de l’exécution…

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