Comment travailler les Estampes de Debussy ?

Alexandre Sorel analyse les trois pièces qui constituent Estampes : Pagodes, La Soirée dans Grenade et Jardins sous la pluie, avec sa comptine “Nous n’irons plus au bois…”

Paris 1889 : un musicien se promène sur les quais de la Seine. Il fait beau et, en cette année de presque fin de siècle, la capitale est en ébullition : pour célébrer le centenaire de la Révolution et effacer les stigmates de la cuisante défaite de 1870, la France organise une grande exposition : l’Exposition universelle. Un jeune homme de 27 ans se fond dans la foule anonyme. Qui se douterait alors qu’on le nommera plus tard Claude de France ? Émerveillé, le jeune Debussy regarde autour de lui les nouveaux bâtiments, les pavillons posés comme de gros gâteaux, les échafaudages, et surtout, face au Trocadéro, cette étrange tour bardée de fer que Maupassant traitera d’« insecte disgracieux ». Tout à coup, l’oreille du musicien est comme happée par des sons nouveaux… À quelques pas de là, en effet, dans un pavillon aux formes exotiques, de petits orchestres orientaux, javanais, chinois et annamites se livrent à de savantes improvisations sur des instruments étranges. Le jeune homme s’approche. Le voilà séduit.

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