Serge Rachmaninov, le post-romantisme

Malgré ou à cause de sa popularité, Rachmaninov est mal considéré par les spécialistes. Il est né au même moment que tous les grands précurseurs de la musique de notre siècle : Bartok, Schoenberg, Stravinsky… Et son écriture est, tout simplement, post-romantique, à rebours du fameux « sens de l’Histoire ».

« Je suis viscéralement incapable de comprendre la musique moderne, je ne peux donc pas l’aimer, de la même manière que je n’apprécierai pas un langage dont le sens et la structure me seraient absolument étrangers. »
Un tel aveu — pour courageux et honnête qu’il soit — peut malheureusement être une occasion supplémentaire, pour les détracteurs de la musique de Rachmaninov, de continuer à penser que son auteur n’est qu’un sous-produit postromantique tout juste bon à écrire quelques musiques d’une sensiblerie déplacée, empreinte d’une morbidité nauséabonde et d’un mélodisme mielleux de seconde zone !
Et pourtant…

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