Les maîtres de musique : Pierre Sancan, la nouvelle école française

Professeur enthousiaste, entièrement dévoué à ses élèves, Pierre Sancan a su leur faire partager sa passion de l’observation et de la découverte, son goût de la rigueur musicale et de la haute technicité. Il demeure l’un des plus fabuleux professeurs de piano que le Conservatoire national supérieur de musique de Paris ait connus. L’ayant quitté en juin 1985, il s’est retiré de l’enseignement depuis 1989 et vit actuellement à Paris.

Pierre Sancan doit surtout sa renommée à ses élèves, car lui-même ne s’est jamais mis particulièrement en avant. Par discrétion, par une modestie toute naturelle, il n’a pas recherché les honneurs ou la célébrité.

Un maître honoré par ses élèves

Jean-Bernard Pommier — qui a été l’un des élèves de Pierre Sancan — remarque : « N’est-ce pas le lot de tous les professeurs de rester inconnus, ou du moins dans l’ombre de leurs élèves qui réalisent des carrières de concertiste ? » « Il n’a jamais été intéressé par sa propre valorisation, nous confie Marc Laforêt qui étudia avec lui à partir de 1979. Il privilégiait beaucoup plus la valorisation de ses élèves. »
Et ce sont eux, à présent, qui, par leur art pianistique, témoignent partout dans le monde de la qualité de son enseignement. C’est le cas notamment de Jean-François Antonioli, Michel Béroff, Jean-Philippe Collard, Claude Cymerrnan, Monique Debus, Jean-Efflam Bavouzet, Abdel Rahman El Bacha, Olivier Gardon, Marc Laforêt déjà cité, Irène Mathis (qui est devenue sa compagne), Emile Naoumoff, Denis Pascal, Gérard Pierrot, Jean-Bernard Pommier, Jacques Rouvier, Catherine Silie, Harumi Anafusa et Setsuko lwasaki au Japon, Klaus Hellwig en Allemagne, Alain Lefèvre au Canada…

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