Bill Evans, un grand novateur

Par sa conception originale de l’improvisation et du jeu pianistique, influencée par Ravel, Debussy et Bartok, Bill Evans a largement contribué à rapprocher le jazz de la musique classique.

Bill Evans s’est surtout produit en trio, duo ou solo. Mais il a également joué au sein de formations originales avec Jeremy Steig à la flûte, Toot Thielemans à l’harmonica chromatique, Jim Hall ou Kenny Burrell à la guitare, Tony Bennett au chant, Cannonball Adderley, Larry Schneider, Lee Könitz, Oliver Nelson ou bien Harold Land au(x) saxophone(s), Art Farmer, Tom Harrel, sans oublier bien sûr Miles Davis à la trompette.
Disparu en 1980 à l’âge de 51 ans, le pianiste et compositeur américain blanc Bill Evans aura été sans nul doute l’un des musiciens les plus influents de l’histoire du jazz en général et du piano jazz en particulier.
Ce n’est pas un hasard si, aux Etats-Unis, le Naras lui a décerné, en décembre 1993, à titre posthume, un oscar (ou award) pour l’ensemble de son immense production discographique et son apport créatif et artistique. Il côtoie ainsi maintenant, dans ce palmarès prestigieux, non seulement des musiciens de jazz aussi célèbres que Louis Armstrong, Duke Ellington, Miles Davis, Art Tatum, mais également des musiciens ou compositeurs “classiques” comme Igor Stravinsky, Pablo Casals, Vladimir Horowitz, Leonard Bernstein…

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