Paul Hindemith, requiem pour une avant-garde

L’œuvre pour piano de Paul Hindemith (1895-1963) est mal connue. D’abord très expressionniste, elle a évolué vers une “tonalité renouvelée”. Son but était, selon Glenn Gould, « l’alliance de l’extase et de la raison… la sérénité ».

Alors qu’on fête en 1995 le centenaire compositeur allemand Paul Hindemith, sa musique est mal connue en France, et particulièrement sa production pianistique. Avant la guerre, le compositeur de Mathis der Maler pouvait être considéré comme un moderniste et intéresser à ce titre les milieux “avancés” de l’art. Mais, dès 1945, il fut entendu que la seule modernité valable était celle de l’Ecole de Vienne, que Hindemith avait précisément contestée. On le laissa dans un purgatoire dont il n’est jamais vraiment sorti.

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