Liszt pour tous : partitions faciles et simplifiées

A l’énoncé de son nom, les pianistes frémissent. Virtuosité extrême, traits les plus difficiles, trilles diaboliques, notes répétées, arpèges virevoltants viennent immédiatement à l’esprit. Pourtant, Franz Liszt laisse aussi des œuvres profondes et des mélodies qui sont partie intégrante de l’incons­cient musical collectif. Mais rares sont les partitions abordables après quelques années d’étude. Quant aux débutants, Liszt leur est tout simplement interdit ! A moins que… Pour contourner les difficultés, au risque de faire hurler les puristes, on peut se tourner vers les titres simplifiés.

Les partitions simplifiées

Analyse d’un incontournable : Rêve d’amour (Liebestraum, nocturne n° 3)
“Rêve d’amour” en partition séparée
La transcription assez ancienne de Jean Antiga (collection “Pianino”, Delrieu) est à 6/8 et en fa majeur. Pas de pédale indiquée pour ces 41 mesures dont l’ambitus réduit de la main gauche convient particulièrement aux petites mains. Le résultat sonore de cette version abordable dès la 2e année n’est pas très satisfaisant.
De la même époque, celle de L. E. Gratia (collection “Je peux tout jouer”, Combre) est à 6/4 et en sol majeur. La lecture des 45 mesures n’est pas facile à première vue : un chant en grosses notes à la main gauche tandis que la droite égrène l’accompagnement en petites notes. Après le passage central libre facultatif, les rôles sont inversés dans la 2e partie. Le nom de quelques notes graves est écrit ainsi que la pédale. A réserver aux plus expérimentés, à partir de la 3e année.

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