Charles Koechlin, musicien humaniste

Polytechnicien devenu compositeur, Charles Koechlin (1867-1950) était un esprit infatigable, passionné par toutes les possibilités du monde sonore, qu’il voulait mettre au service du peuple. Moins connues que son œuvre orchestrale, certaines de ses pièces pour piano, sont accessibles aux bons amateurs. Il écrivit, en outre, un recueil pour enfants, jolie ouverture vers le 20e siècle.

Né en 1867, cinq ans après Debussy, et mort en 1950, treize ans après Ravel, Charles Koechlin, grand musicien humaniste, est longtemps resté dans l’oubli, victime à la fois de la popularité de ses illustres contemporains et d’une humilité naturelle qui le desservit.
Alors qu’il était élève de Polytechnique, tout en pratiquant la musique, c’est la tuberculose, dont il réussira finalement à guérir, qui le poussa à abandonner la carrière militaire pour se tourner définitivement vers la musique. Il entre en 1892 dans la classe de composition de Massenet, reprise quatre ans plus tard par Fauré : ses condisciples s’appelaient Hahn, Schmitt, Enesco, Ravel.

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