Florent Schmitt, le piano orchestral

Grand symphoniste, Florent Schmitt (1870-1958) ne peut s’empêcher de transporter l’orchestre au piano. « Le pianiste doit en avoir plein les mains ! » avait-il coutume de dire. Condisciple de Ravel, il amena celui-ci à trouver son propre chemin pianistique.

« Un cratère de musique s’ouvre ! » Par ces mots, Fargue salue la création, en 1906, du Psaume XLVII. L’année suivante, c’est La Tragédie de Salomé. Florent Schmitt est devenu un compositeur renommé. Mais aujourd’hui, son œuvre reste mal connue. Son catalogue (138 opus) recense 35 compositions pour piano solo, une vingtaine pour le duo (4 mains ou 2 pianos), y compris les partitions ultérieurement orchestrées et les réductions, par l’auteur, de pièces symphoniques. Schmitt orchestre, mais aussi pense le piano orchestralement, jusqu’à sur­charger parfois l’écriture : le pianiste, selon lui, doit « en avoir plein les mains ». Condisciple de Ravel dans les classes­ de Fauré et de Gédalge, il partage avec lui bien des admirations. Ravel et Schmitt se rencontrent aux amicales réunions des “Apaches” ; ils assurent la création, à quatre mains, des Reflets d’Allemagne de Schmitt, en 1907.

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