Accompagner… des danseurs

Là encore, le métier semble ingrat, qui consiste à pianoter inlassablement une valse de Chopin tandis que le professeur de danse scande : « Une, deux, trois ! Arabesque ! Troisième position ! » Il n’en est rien, déclare Touve R. Ratovondrahety.

Selon ce pianiste, qui fait partie des accompagnateurs du ballet de l’Opéra de Paris, « ce métier procure un épanouissement in­croyable ! Il est varié, enrichissant tant sur le plan humain que sur le plan culturel ».

En quoi consiste votre travail ?
L’Opéra de Paris compte six professeurs pour environ cent cinquante danseurs professionnels de 17 à 42 ans. Le pianiste intervient pendant le cours du matin – une heure et demie – où les danseurs s’échauffent à la barre puis au milieu. Ils sont souvent fatigués du spectacle de la veille. Aussi faut-il les dynamiser et les préparer pour la journée. On cherchera pour cela des musiques variées, avec la pulsation qui va les “booster” et animer l’ambiance. Pas question de planter les accords d’une valse calée sur les temps ! Il faut prendre appui sur les pulsations tout en les enrichissant de syncopes, de variations rythmiques ou harmoniques.

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