Quelques métronomes oubliés

La question de la régularité de la mesure a toujours inquiété les musiciens. Comme l’ingéniosité humaine est sans limite, de multiples solutions ont été apportées à ce problème au cours des temps. Petite histoire d’un instrument dont les tempos sont parfois moins immuables qu’on ne le pense !

« Le monde musical est peuplé de métronomes mal construits, mal réglés, qui égarent les musiciens au lieu de les guider. L’Académie, qui a rendu un si grand service à l’Art par la création du diapason normal, compléterait son œuvre en dotant la Musique d’un métronome normal réglé mathématiquement », déclarait Camille Saint-Saëns à l’Académie des sciences en 1887.
La question de la régularité de la mesure a agité le monde musical et scientifique depuis la fin du 17e siècle. Dès 1696, Etienne Loulié a imaginé un “chrono­mètre” (illustration), décrit en détail dans ses Eléments ou principes de musique. D’une hauteur de deux mètres, cet instrument était équipé d’une règle de bois divisée en degrés par pouce de 1 à 72 et percée de trous, à laquelle était attaché un petit cordon : l’une des extrémités du cordon était munie d’un pendule, l’autre d’une cheville que l’on fixait dans un des trous de la règle de façon à donner au pendule la longueur souhaitée en fonction de la vitesse du morceau à exécuter.

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