La littérature américaine de piano

La littérature pianistique “savante” produite aux Etats-Unis depuis les origines jusqu’à nos jours, est à l’image du pays qui la vit naître : jeune, singulière, vaste et riche à la fois. Un mot pour la définir ? Diversité.

L’aventure musicale que nous tenterons de condenser ici débute avec l’introduction, aux alentours de 1770, du pianoforte dans le Nouveau Monde, instrument dont Thomas Jefferson fut le célèbre et fervent avocat. L’essor d’une littérature pianistique locale dépendit en fait de la formation d’une “masse critique” d’individus disposant non seulement des connaissances techniques, des moyens d’impression, des réseaux de diffusion commerciale nécessaires (voire de lieux spécifiques d’exécution), mais aussi du temps et de la volonté de se consacrer pleinement à l’art de la composition.

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