Le Carnaval de Schumann d’après Jean-Paul

Le pianiste Alexandre Sorel a imaginé ce divertissement à partir du roman dont s’est inspiré très étroitement Schumann. Les phrases en italiques sont des citations des Flegeshares de Jean-Paul Richter.

Hiver 1834… La scène se passe à la nuit tombée. Quelque part dans une petite ville du Harz, au milieu des montagnes, un jeune homme se rend au bal. Il doit être onze heures, un peu plus, peut-être… N’est-ce pas un masque qu’il porte sur le visage ? Il n’y a pas de doute : c’est au bal masqué qu’il se rend ! Oui, ce jeune homme va danser !
En guise de Préambule, suivons-le quelques instants. Glissons-nous dans le noir et ne le perdons pas des yeux : il saute lestement de voiture, “tel un héros assoiffé de gloire qui partirait pour sa première bataille”. D’un pas décidé, il pénètre dans une petite maison grise, pousse la porte d’un étroit cabinet où une multitude de personnages se pressent en buvant du punch, “créatures entrechoquées sous un ciel plein d’aurores boréales”. Une musique assourdie nous parvient depuis la pièce voisine… Il semble inquiet, regarde autour de lui… Il cherche son frère qui lui a donné rendez-vous dans ce bal…

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