Franz Schubert, l’exil intérieur

Dès le 19e siècle, il souffrit de ce qu’on pourrait appeler un “déficit de romantisme”. Sa musique pour piano fut connue essentiellement par les transcriptions de lieder réalisées par Liszt et d’autres, qui surchargent de bonnes intentions la modestie de son écriture. Le piano des pianistes, dès la fin du 19e siècle, procède par grandes enjambées historiques. Beethoven nous mène à Liszt, Chopin au piano slave, Schumann à Brahms. Le 18e siècle est négligé. Et Schubert est contourné. Au 20e siècle, Pierre Boulez affichera-t-il son mépris pour le compositeur de La Truite en écrivant un jour ces mots ahurissants : « Si Schubert a écrit une seule note de musique, cela veut dire que je n’ai rien composé du tout. »

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Schubert, le jeune homme et la mort

Avant que les compositeurs romantiques de la génération dite “1810” ne laissent libre cours à l’expression de leurs amours et de leurs douleurs, Franz Schubert, le précurseur, né en 1797, bien qu’entouré d’amis joyeux et fidèles, arpente le chemin solitaire du “Wanderer”, le compagnon errant. Il est le jeune homme pauvre, privé d’amour, qui pressent sa fin prochaine : « Donne-moi la main, n’aie pas peur… Je suis ton amie ! » (“La Jeune Fille et la Mort”). Il nous chante sa douleur avec les mots des poètes qu’il a si souvent mis en musique, et qu’il faut connaître pour comprendre sa musique.

Schubert, le poète de l’errance

Récemment, le philosophe André Comte Sponville confiait au Figaro que Schubert avait changé sa vie, qu’il ne serait pas le même sans l’auteur du Voyage d’hiver. Venant d’un esprit aussi cultivé, le compliment fait mouche, mais peut surprendre. On connaissait la force fécondante d’un Bach, d’un Wagner, d’un Beethoven. Mais pour modifier le destin intellectuel et sensible d’un philosophe, on ne s’attendrait pas forcément à Schubert. L’année 1997 permettra de vérifier, à l’occasion de la célébration du bicentenaire de sa naissance, l’actualité de la poésie schubertienne.

Les interprètes historiques de Schubert

Mal compris et mal aimé du public, Schubert le fut aussi des interprètes. Il fallut attendre plus d’un siècle après la disparition du compositeur pour que les pianistes abandonnent le clinquant de la virtuosité et perçoivent la richesse de son univers intimiste.

Schubertiens d’aujourd’hui

La plupart des grands pianistes professionnels, aujourd’hui, jouent Schubert. Et même les plus grands ne dédaignent pas d’accompagner les chanteurs, enrichissant les lieder de leur talent et donnant à l’accompagnateur les titres de noblesse qu’il mérite, et que l’on oublie si souvent. Quelques portraits.

Jeunes schubertiens

Ils sont jeunes, talentueux et ils aiment Schubert. D’une manière intime, sans dogmatisme. Tous jouent ses œuvres, en concert, au disque ou dans le secret de leur salon. Tous parlent avec sincérité et admiration de la magie de cette musique unique. Ecoutons-les…

Schubert, les vingt sonates

Il n’est jamais aisé de se retrouver dans le monde des sonates de Schubert : les diverses éditions (papier ou disques), les divers systèmes de numérotation, les numéros d’opus fantaisistes ne simplifient rien (y a-t-il quinze, vingt et une, vingt-trois sonates ?). Le fait que trois sonates seulement aient été publiées du vivant du compositeur laisse planer quelques doutes sur ses intentions réelles : certaines hypothèses peuvent se présenter.

Quelques œuvres méconnues de Schubert

On croit connaître l’œuvre pour piano à deux mains de Schubert. Pourtant, de nombreuses pièces sont encore ignorées. Dommage pour les pianistes amateurs, qui pourraient puiser dans ce vivier des pièces faciles et dansantes.

Travailler l’Impromptu en la bémol de Schubert

Les quatre Impromptus de Schubert comptent parmi les pièces du répertoire romantique les plus jouées au monde. Ils semblent employer un langage simple et familier. Pourtant, à y regarder de plus près, on mesure toute la complexité de l’écriture schubertienne. Afin de vous aider à pénétrer cet univers si particulier, nous vous proposons l’étude de l’Impromptu en la bémol majeur n° 4 D 899.

 

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