Philippe Entremont : le dernier des grands Français

Il est l’un des grands pianistes (et chefs d’orchestre) les plus ignorés aujourd’hui en France. Cela ne l’empêche pas de mener une brillante carrière à l’étranger ! A l’occasion de ses 75 ans, portrait de Philippe Entremont.

Dans les années 50, Philippe Entremont connut en France une extraordinaire renommée. Il était, sur tous les fronts du piano, l’héritier. Puis, comme souvent en France, on passa à autre chose. Mais on avait trop peu remarqué que sa carrière, sa double carrière de pianiste et de chef d’orchestre, s’était internationalisée. Il enregistrait désormais pour le label américain CBS, il devenait le chef très reconnu de l’Orchestre de chambre de Vienne, de l’Orchestre de chambre d’Israël, premier chef invité de l’Orchestre de chambre de Munich. Sa vie artistique se poursuivait activement, aux Etats-Unis, où il est encore très fêté aujourd’hui, et en Asie. Il deviendra par la suite président de l’Académie Maurice-Ravel de Saint-Jean-de-Luz, du Concours international de San Marino et directeur du Conservatoire américain de Fontainebleau, où il continue l’œuvre de Nadia Boulanger et de Robert et Gaby Casadesus.

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