Andreas Staier : clavecin, pianoforte, piano ?

« La question de l’interprétation n’est pas un problème scientifique. L’objectif est d’arriver à plus d’élan et de vie dans la musique. » Andreas Staier est à la fois claveciniste, pianofortiste et “steinwayiste” à l’occasion… Cette triple expérience lui permet de juger des questions d’authenticité et des rapports – pas forcément évidents – entre authenticité et “vérité” musicale.

Comment êtes·vous devenu claveciniste et pianofortiste ?
J’ai commencé le clavecin a 20 ans, pendant mes études, sans intention de devenir claveciniste. J’ai toujours fait beaucoup de musique de chambre, et j’ai joué du clavecin pour comprendre le jeu de basse continue. Je ne songeais pas à abandonner le piano moderne. Ensuite, je suis allé en Hollande continuer mes études de clavecin. Et c’est un instrument splendide de Konrad Graf, qui se trouve au musée d’Anvers, qui m’a conduit à jouer du pianoforte. Après l’avoir joué, cet instrument était devenu pour moi inoubliable.

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