Interpréter Schumann aujourd’hui : Abdel Rahman El Bacha

On ne présente plus Abdel Rahman El Bacha qui, outre l’intégrale des sonates pour piano de Beethoven et celle de l’œuvre pour piano de Chopin, est aussi passionné par la musique pour piano de Schumann qu’il a d’ailleurs enregistrée.

Comment vous situez-vous par rapport à l’œuvre pour piano de Schumann et quelles œuvres font partie de votre répertoire ?
J’ai découvert au Liban l’Album pour la jeunesse dès l’âge de 9 ans et j’ai été attiré par la chaleur de ses harmonies délicieuses. A 15 ans, j’ai joué à Beyrouth la Toccata et le Concerto en la mineur dont je connaissais l’enregistrement de Sviatoslav Richter. Pourtant, Dinu Lipatti convient mieux à ma sensibilité. Quand je suis arrivé à Paris, j’ai élargi mon répertoire jusqu’aux mélodies que j’adore.
A l’inverse de Chopin ou de Beethoven, si les trois sonates, le Concerto, les Kreisleriana, le Carnaval, me touchent beaucoup, je n’ai pas l’idée d’entreprendre une intégrale. Récemment, pour Ogam, j’ai enregistré l’Humoresque et la Sonate en fa dièse mineur, mais je n’ai pas de projet schumannien à long terme.

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