La facture française du piano en 2007

La France est l’un des rares pays dont l’action au cours du temps a été décisive pour l’évolution de la facture. Qu’en est-il en 2007 ?

La facture française, quantitativement, n’est presque plus représentative aujour­d’hui sur le marché mondial. Mais la qualité, le modernisme et le savoir-faire des facteurs, des chercheurs, des desi­gners français, maintiennent son image à un très haut niveau et laissent entrevoir la perspective d’un développement significatif.

Pleyel reste l’acteur majeur de la facture française de piano en développant dans ses nouveaux ateliers de Saint-Denis des pianos d’exception, très personnalisés, pianos d’artistes et de designers de premier plan, qui perpétue l’originalité de la facture française ; mais aussi en produisant des nouveaux instruments – inspirés des modèles phares qui ont fait la notoriété de la marque, mais remis au goût du jour en les équipant de mécaniques modernes – dont le design est très actuel, témoin de son temps. De nouveaux modèles dimensionnels de pianos à queue Pleyel sont annoncés.

La maîtrise et le savoir-faire d’un facteur comme ­Stephen Paulello sont mis au service de sa propre production artisanale d’instruments, de facture audacieuse, qui portent son nom ; il apporte aussi son savoir-faire à Pleyel et à l’autrichien Wendl & Lung pour une production industrielle de pianos à queue fabriqués en Asie.

Vincent Chavanne, à Toulouse, propose dans des circuits directs de vente un petit piano à queue de 187 cm et un piano droit de 125 cm, entièrement conçus par lui et produits artisanalement dans ses ateliers de Toulouse ; deux nouveaux pianos à queue de 170 et 230 cm sont déjà dans les cartons.

Klein existe toujours à Montreuil, avec une production un peu en hibernation, et propose des pianos droits conçus et réalisés artisanalement dans la grande tradition de la facture française, ainsi qu’un tout petit modèle de cinq octaves seulement.

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